Rides

 

Rides

 

À chaque course folle, inexorablement,

Le chariot de Phébus dessine des ornières.

Aux images des vieux, on mesure le temps.

Les rides s’y creusent, sinueuses et fières.

 

Le souvenir se niche et griffonne une toile

Qui jette sur leurs fronts les sombres fils du temps.

L’épeire sournoise drape d’un léger voile

Leurs regards perdus aux mélancolies des ans.

 

Les lames froides de la charrue de la mort

Commencent à tracer, ô funestes décors,

Les allées ombragées qui mènent aux tombeaux.

 

Leurs visages froissés comme un drap dans l’amour,

Comme un mot regretté qu’on a jeté un jour,

Ornent le temple des souvenirs les plus beaux.

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