Plage

La mer se retire, laissant dans ses replis,

Aux pieds des galets ronds et par le temps polis,

Une lande de sable et oublie, découvertes,

Quelques roches moussues aux cheveux d'algues vertes.

 Le vent venu du large escorte chaque vague

A son dernier sursaut. Mais l'eau roule et divague

Dans les rides sculptées des burins éphémères

D'une nature qui mêle ondes et lumières.

Un enfant, torse nu, à genoux, tête basse,

Le dos rougissant sous un rayon qui l'agace,

Les deux mains dans le sable, fait un château de rêve

Tout près de sa mère qui bronze sur la grève.

A l'autre bout du monde, à mille lieues des plages,

Sur un coin de bureau, un enfant tourne quelques pages.

Il sera médecin et recevra un jour

Une mère bronzée qui pleure son amour...

 

 

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