Noire révolte

 

Au velours de ta peau se dessinent les ombres

D'une terre assombrie par la guerre et la peur.

Si ton visage est froid, c'est que des heures sombres

L'ont éteint pour l'instant d'une onde de torpeur.

 

Mais au fond de ton âme, une flamme naissante

Eclaire d'un espoir ton regard orgueilleux

Et la vie s'y blottit, déja reconnaissante

De revoir une Afrique aux confins de tes yeux.

 

Et ta noire prunelle se gorge d'insolence.

Au mépris des bourreaux, tu réponds en silence :

"N'est pire révolte que révolte qui dort."

 

Et tes lèvres serrées en cri de désespoir

Luisent de mille feux comme la lune au soir.

La parole est d'argent mais le silence est d'or.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×