Lettre tardive à Mme Pinochet

Que n'as-tu refermé tes deux cuisses laiteuses

Ce jour où par malheur tu offris à ce mâle

Un instant de bonheur, faussement amoureuse.

Que n'as-tu repoussé son ardeur animale!

 

Que n'as-tu recouvert par une geste pudique,

De ton drap repoussé, ton ventre bouillonnant

Que convoitait cet homme haletant et lubrique!

Que n'as-tu refusé son phalle conquérant!

 

Que n'as-tu rencontré une faiseuse d'ange

Pour ne pas devenir faiseuse de démon!

Même le dieu d'alors t'aurait donné pardon.

 

Tu aurais évité de mettre sous le lange,

De porter à ton sein pour le nourrir de lait,

Ce monstre qui devint Augusto Pinochet.

 

 

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