Le visage dans les nuages

 

Quand Novembre accroche son désespoir amer

Au-dessus de la ville en  traînant son cafard,

Les nuages courent au-dessus de la mer

Et épousent le ciel dans l'horizon blafard.

 

Les vitres résonnent des plaintes de l'averse

Qui trace un sillon où des monstres pernicieux

S'abreuvent en silence à la larme que verse

Un enfant de trois ans qui regarde les cieux.

 

Il cache ses peines au creux de la bourrasque,

Confie sa douleur à la curieuse tarasque

Que sculpte un noir stratus, en dernier talisman.

 

Soudain il devine dans le cœur d'un nuage

L'ombre d'une forme, le début d'un visage.

« Regarde, Papa ! Elle est au ciel, ma Maman »

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