gouttes d'eau


C'est d'un amour coupable entre Soleil et Terre,

Un beau soir de juillet oublié par le temps,

Quand l'horizon rougeoie aux flammes du mystère,

Que deux gouttes sont nées au milieu d'un étang.

 

Noyées dans la cohue de mille perles, elles

Jouent à saute-moutons sur le dos du reflet

D'un saule qui salue ces belles demoiselles.

Les larmes du pleureur essuient un camouflet.

 

Parfois elles s'assoient, reprenant leur haleine

Pendant que le mouton redresse un peu sa laine,

Et songent toutes deux aux nuages là-haut.

 

C'est le même rêve de partir en voyage,

De ceux qui s'achèvent dans l'éclat d'un orage.

Leur vie se ressemble  comme deux gouttes d'eau.


 

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