Géographie

 

 

 

  Si tu étais la Seine,

Je serais Normandie

Pour inonder mes plaines

Du plaisirs de ton lit.

Attentif et jaloux

De tes moindres méandres,

Je voudrais, désir fou,

T’arrêter de descendre.

Mon chant rosit tes joues, cela te rend si belle

Que la rose en rougit, aussi jolie soit-elle

Et c’est en te voyant, qui peut me contredire,

Que l’on sait soudain ce qu’adorable veut dire.

Si tu étais la neige,

Moi l’amoureux transi,

Je me ferais Norvège,

Islande ou bien Russie.

Je me ferais montagne

Pour avoir le premier,

De ma douce compagne,

Des flocons de baisers.

Le rouge sur tes joues te donne l’air sauvage

D’une fille de roi venue d’autres rivages.

Si je veux t’embrasser, c’est pour pouvoir te dire

Que c’est contre ton cœur qu’on connaît le plaisir.

Si tu étais la mer,

Je me ferais poisson

Trouvant dans tes eaux claires,

Les murs de ma prison.

Je me ferais corsaire,

Pirate ou matelot,

Pour savoir tes mystères,

Je me ferais bateau.

Quand tous les rois du monde déposeraient ici

Des monceaux de trésors, de pierres, de rubis

Mes yeux ne cesseront, pas même un seul instant,

De contempler l’éclat doré de tes printemps.

 

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